L’Opéra d’Amsterdam offre à « Blue » une magnifique première européenne

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L’Opéra d’Amsterdam offre à « Blue » une magnifique première européenne

Répétition de « Blue », de Jeanine Tesori, à l’Opéra d’Amsterdam, le 4 novembre 2022.

Lundi 7 novembre, les dernières notes n’ont pas fini de s’égrener que déjà le public de l’Opéra d’Amsterdam s’est dressé, saluant avec enthousiasme la première européenne de Blue, opéra de la compositrice américaine Jeanine Tesori que présente la scène lyrique néerlandaise jusqu’au 22 novembre. L’œuvre s’inscrit au cœur d’un mouvement inédit dans l’histoire, qui a vu, entre juin et juillet 2019, la naissance de trois opéras « noirs » et leur consécration.

Créé au Glimmerglass Festival de New York, commanditaire de l’œuvre, Blue a remporté en 2020 le prix de la Music Critics Association of North America. Dans le même temps, The Central Park Five, écrit par l’Afro-Américain Anthony David, devenait le premier opéra à remporter un prix Pulitzer de la musique, tandis que Fire Shut Up in My Bones, de Terence Blanchard (sur un livret de Kasi Lemmons), s’imposait en octobre 2021 comme le premier ouvrage lyrique d’un compositeur noir jamais donné au Metropolitan Opera de New York.

Tragédie universelle

Aux Etats-Unis, l’opéra noir naît de la rue, qu’alimentent de dramatiques actualités − la mort de George Floyd et le mouvement Black Lives Matter. « Blue » est la couleur de la police. C’est aussi celle qui colle à la peau d’une population victime de violences endémiques. Une menace de mort qui pèse sur les garçons dès avant leur naissance, comme le soulignent les clameurs horrifiées des trois amies de la Mère apprenant le sexe de l’enfant qu’elle porte. Dès lors, l’histoire peut accoucher d’une tragédie que la trilogie symbolique des personnages principaux − Père, Mère, Fils − rend universelle.

Uniformément blanche, cette cour d’immeuble aux fenêtres aveugles où le librettiste et homme de théâtre afro-américain Tazewell Thompson a mis en scène l’histoire de ce couple de Harlem qui tente d’élever son fils dans les principes du droit, de la communauté et de la religion. « Rester en vie, c’est ce que tu dois faire », martèle le Père à l’adolescent rebelle, dont le blouson porte, dans le dos, le poing fermé de Malcolm X. Le jeune homme, artiste et activiste, sera tué dans une manifestation pacifiste par un policier blanc, collègue de son père.

Il y a beaucoup d’humour et d’amour dans Blue. D’un côté, ces portraits de femmes aux relations aussi pimentées que la « cuisine des ancêtres » dont elles perpétuent les saveurs, double mémoire de l’esclavage et de l’origine africaine. Ainsi dans le repas de réconciliation aux funérailles du Fils. De l’autre, cette foi inébranlable en un dieu, qui a lui-même sacrifié son propre fils unique, et dont la loi ordonne le pardon. Toute la dernière partie, essentiellement chorale, à l’instar d’une tragédie antique, ne sera qu’une immense prière.

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